Initiative RHINO: Genève va-t-elle reprendre possession de ses terres?
Que l'on soit pour ou contre les squats, le tout rouge-corné lié à
l'association RHINO ( site web www.rhino.la ) a au moins eu le mérite
de relancer différemment le débat sur la crise immobilière. A
l'avant-veille d'élections très probablement "intéressantes",
l'inititative cantonale à donc trouvé le nombre de signatures requis.
Depuis 17 ans cette communauté est présente et intégrée de façon
constructive dans un quartier genevois de moins en moins vivant. Est-ce
qu'un riche propriétaire doit être autorisé à démanteler une
expérience aussi unique quand elle profite à la collectivité? C'est là
la question et nous y reviendrons probablement dans un autre article.
Est-ce que
les Genevois voudront que la Ville de Genève récupère les
terres et bâtiments pour les sortir du marché de la spéculation? A
suivre... Suit ici tel quel le communiqué de presse de l'association,
qui nous
semble intéressant. Le portrait du squatteur ne ressemble peut-être pas
à la caricature que certains médias nous présentent, à vous de juger.
ztr
"Communiqué de presse – 26 août 2005
L’association RHINO a le plaisir de vous faire part du dépôt de
l’initiative cantonale « pour la réalisation du projet RHINO en
Ville de Genève », portant près de 12000 signatures. A cette
occasion, outre les remerciements que nous adressons aux associations
culturelles, mouvements et partis politiques qui ont pris part à notre
lutte, nous voulons surtout témoigner notre gratitude à l’égard de la
population du Canton, pour ses encouragements et son témoignage de
soutien envers notre projet.
En effet, lors de cette récolte nous avons pu constater, parfois à
notre grande surprise, que non seulement la quasi-totalité des
personnes sollicitées était largement informée sur l’existence et les
activités de RHINO, mais aussi que la solution de l’expropriation au
bénéfice de la Ville de Genève leur apparaissait comme une bonne et
juste manière de parvenir enfin, après de multiples démarches, à la
réalisation de notre projet.
L’identité et les activités du propriétaire des immeubles, ainsi que
celles de son conseiller juridique ne sont évidemment pas étrangères à
cette perception des choses: il ressort clairement de nos nombreuses
discussions avec les signataires, et la population en général, que le
combat que mène RHINO, contre la spéculation immobilière, pour un autre
mode de logement, est considéré comme honorable.
De tous âges et de toutes professions, habitants de toutes les communes
du canton, les signataires ont également manifesté leur attachement à
la valeur culturelle et patrimoniale de RHINO ; en ce sens
l’action des habitants de RHINO a été perçue comme relevant
effectivement de l’utilité publique."
lundi 29 août 2005
MadeInMusic et Couleur3 défendent la musique locale
MadeInMusic et Couleur3 défendent la musique locale
Il est intéressant de noter en cette rentrée 2005 que Couleur3, notre
chère chaîne radiophonique romande de service public à orientation
'jeune', se fait l'amie des musiciens locaux. Il était temps. on avait
bien remarqué la difficulté qu'avait celle-çi à diffuser les musiques
de ceux qui forment la musique vivante et actuelle de nos régions.
C'est bien, car c'est un fait qu'il soit très difficile pour ces
derniers de sortir du trou financier qu'est une activité musicale, même
de qualité, dans un marché comme le marché suisse romand.
Sympa
non? Mais il y a un bémol, et même plusieurs. En fait Couleur3, plus
que de mettre en avant des groupes locaux, se débarrasse du bébé qui
pourrait visiblement encombrer ses si belles ondes, en le passant à
MadeInMusic.com . Charge à ce site web de diffuser tous ces musiciens,
en donnant l'impression que c'est Couleur3 qui s'en charge...
Mais pourquoi pas me direz-vous? Si les musiciens locaux s'en sortent mieux? Aurait-on des doutes?
Il serait bon de parler du choix de MadeInMusic.com, un portail de
vente musicale en ligne comme on en trouve des centaines (sinon plus)
sur le Web, au lieu d'un des autres acteurs sans buts lucratifs actif
en Suisse et sur le web. MadeInMusic est une entreprise privée, à buts
officiellement lucratifs, qui propose de vendre des morceaux de musique
sur sa plateforme, tout en empochant un bon pourcentage du prix. Le
morceau est vendu 1 Franc, les 15 morceaux 9.90 Francs. Le musicien
touche 34.5 centimes par morceau, et 10.5 centimes partent à la société
de droits d'auteurs (SUISA), donc le musicien touche, si on additionne
ces 2 chiffres, 45% du prix de vente au morceau (le site stipule des
chiffres à géométrie variable, et les retours de droits d'auteur
peuvent varier, mais bon...).
Donc où vont les 55% de l'argent de la vente? Dans les poches de
MadeInMusic, de Couleur3? Il serait peut-être intéressant de connaître
le chiffre d'affaire de cette entreprise et les aboutissants financiers
d'une telle opération. Quand on connaît les coûts de ce type
d'infrastructure Internet, qu'on sait que Couleur3 par le biais de la
SSR à déjà une infrastructure efficace de diffusion sur le Web, on se
demande à qui cela rapporte vraiment.
Surtout que l'on est en droit de se poser des question sur l'efficacité
de la plateforme, tant en termes de visibilité que de sécurité de
distribution. En effet, MadeInMusic ne propose aucun système contre la
copie illicite, ni n'offre de chiffres sur la distribution et
visibilité effective moyenne des morceaux des musiciens locaux (quelle
est par exemple le chiffre d'affaire et l'audience moyens d'un musicien
indépendant romand grâce à MadeInMusic?).
Donc, en résumé, il semblerait que le service public pour lequel nous
(y compris les musiciens locaux) payons des impôts, ne diffuse toujours
pas les musiciens locaux à l'antenne, file cette corvée à un partenaire
aux buts financiers mercantiles clairs (MadeInMusic) tout en lui
offrant une belle campagne de pub. Tout cela en engrangeant de l'argent
des ventes et de la promotion des morceaux en ligne et en lui façonnant
une image de marque. Le système MadeInMusic est de plus automatisé, et
le travail de publication et de promotion n'est ainsi pratiquement ni
fait par MadeInMusic, ni par Couleur3.
Pour un peu plus de clarté, il est à espérer que Couleur3 et
MadeInMusic ainsi que les différents acteurs de la musique locale
s'expriment. Cinquant-cinq pourcent de frais de distribution pour la
vente de morceaux sur le net, sur une plateforme à la visibilité peu
claire, cela semble un peu cher payé dans ce contexte, non?
"Allez Couleur3, passe les groupes locaux à l'antenne!"
"Ah non, on le fait déjà sur MadeInMusic."
Merci qui? Merci quette!
Couleur3, RSR multimédia et MadeInMusic ont sympatiquement et
conjointement répondu (texte margé en gras, non édité), et je me suis
permis à mon tour d'y réagir à leur suite:
"Bonjour!
Nous tenons tout d'abord à vous remercier de nous soumettre votre article avant parution/podcasting.
Puisque vous sollicitez notre avis, le voici.
La collaboration avec
MadeInMusic.com ne relève pas d'un processus "passage du bébé". Nous
cherchions à mettre en place une plateforme internet pour le soutien
des musiciens du type "Unsigned". Etant donné la situation en Suisse
relative aux droits d'auteurs, la gratuité était impossible. Aussi,
avant de nous lancer dans un développement propre, avons-nous cherché
un partenaire qui puisse répondre à un certain nombre de critères,
principalement la compatibilité avec la mission de service public qui
est la nôtre et donc, la légalité du processus."
Concernant la gratuité, je citerai la prise de position
de la SUISA concernant la révision de la loi sur le droit d'auteur (
http://suisa.ch/cgi-bin/engine/home/big?lang=f&id=565 ):
"Les reproductions provisoires effectuées dans le cadre des
transmissions en ligne sont exemptées de redevance de droit d’auteur.
Il n'y a rien à objecter contre ce principe. Mais, la teneur de
l'article devrait indiquer explicitement que les quatre conditions
requises en vue d’une exemption sont applicables de manière cumulative.
Ces quatre conditions sont : 1) les reproductions sont transitoires ou
accessoires, 2) elles constituent une partie intégrante et essentielle
d’un procédé technique, 3) leur unique finalité est de permettre une
transmission dans un réseau entre tiers par un intermédiaire ou une
utilisation licite de l’œuvre, et 4) elles n’ont pas de signification
économique indépendante."
Si ces critères ne tiendraient pas en raison du
contexte, les frais pourraient par exemple être pris en charge par de
la publicité ou sponsoring, des subventions, des redevances, dans le
contexte d'un budget d'émission, ... et non sur la vente des morceaux
des artistes. Ceci permettrait aussi de rester dans le cadre de la
légalité.
"Vous
prétendez que nous essayons de faire croire que Couleur 3 fait bosser
MadeinMusic.com dans l'ombre pour se payer l'intégralité du succès.
C'est faux, nous n'avons jamais caché notre partenariat et le rôle de
chacun est extrêmement clair. Tous nos communiqués de presse étaient
précis sur ce point."
Non, je ne prétend pas cela. Je dis juste que Couleur3
se charge de donner à une entreprise privée la charge de faire écouter
les morceaux d'indépendants. Pourquoi est-ce que la radio ne se
chargerait pas simplement de diffuser les musiques sur son site web
sous forme d'extraits (libre au musicien de le vendre ou non ensuite
sur le site web de son choix), ou simplement sur son antenne? Dans le
cadre de 'Histoires d'auditeurs', vous offrez vos ondes aux auditeurs
désireux de présenter leur histoire (
http://www.couleur3.ch/fr/rsr.html?siteSect=101&sid=5500957&cKey=1114072692000
), pourquoi pas leur musique?
"Notre
recherche de solutions nous a fait visiter énormément de sites, de
"portails de vente musicale" comme vous les appelez. Nous devons être
méchamment nuls, car nous n'en avons trouvé aucun autre comparable à
MadeinMusic.com. Merci donc d'être le baume qui soulagera notre
stupidité en nous faisant part de votre liste de cent et plus!..."
"A
moins que vous ne connaissiez pas les fonctionnalités de
MadeinMusic.com et que vous mélangiez les concepts: une page web avec
un mp3 en écoute ou en download n'est pas une plateforme de
distribution."
Je pense que le nombre de sites officiels de musiciens
et de labels, indépendants ou non, sont une simple preuve du contraire.
Ce sont simplement des plateformes de distribution gratuite.
"Fnac Suisse a également choisi MadeinMusic.com pour réaliser son
opération "Autoproduction" de juin 2005, tout comme le Caprices
festival qui a peu ainsi offrir une alternative web et une scène aux
musiciens suisses avec les premiers "MadeinMusic.com Awards"."
Ah...
"Vous regrettez que les musiciens ne puissent sortir "du trou financier"
et vous pensez que quelqu'un va les diffuser et/ou les commercialiser
sans réaliser un chiffre d'affaires? Nous trouvons plus intéressant de
créer une relation commerciale claire entre musiciens et mélomanes que
de n'offrir que des prestations gratuites à ces derniers, ce qui ne
rapporte évidemment rien aux musiciens."
C'est donc que vous estimez que la plupart des musiciens vendront, par
votre initiative, suffisamment de titres ou auront suffisamment
d'exposition pour en tirer un gain significatif. Je reviendrai sur vos
chiffres plus bas. Il est intéressant que vous estimiez que les
prestations gratuites aux mélomanes ne rapportent rien aux musiciens...
Les bénévoles des festivals, associations, fondations, médias, scènes
diverses, ... qui travaillent dans ce sens afin de faire découvrir des
musiciens locaux à un large public apprécieront. Les majors qui
essaient de diffuser au maximum leurs artistes sur les grands réseaux
radiophoniques publics aussi.
"C'est triste, nous le savons, mais une production artistique, de
quelque nature qu'elle soit, doit s'inscrire dans une logique de marché
pour exister, c'est-à-dire atteindre son public. La gratuité est certes
une logique de marché, mais c'est un modèle économique que nous
refusons d'imposer aux artistes."
Le fait de diffuser des extraits ou des titres sur votre antenne ne
limite en rien la liberté du musicien à distribuer ses morceaux sur une
plateforme de musique en ligne du type MadeInMusic.com . Un service
gratuit peut être un catalyseur vers des services de distribution
complémentaire payants: l'un n'empêche évidemment pas l'autre quand
c'est le musicien qui décide. C'est le principe même de la diffusion
gratuite à titre promotionnel sur une radio ou une télévision, non?
"Et à partir du moment où nous dépensons des moyens humains et
financiers pour soutenir les musiciens suisses, il n'y a aucune raison
objective de nous reprocher de recevoir un retour sur investissement.
Lors du processus habituel de commercialisation d'un CD, un musicien
touche entre 5 et 10% du prix de gros, alors que MadeinMusic.com
propose 50% du prix de vente net (hors frais de transactions) à
l'artiste. Selon la clé financière que propose MadeinMusic.com, à
savoir 50% pour l'artiste, 25% reviennent à MadeinMusic.com et 25% à
Couleur 3."
Merci pour les chiffres. Je me permet d'être en désaccord. Est-ce que
vous touchez 25% sur la vente des CDs générés par votre programmation
musicale d'artistes signés?
"Quant aux DRM, nous pensons que l'utilisation de ces derniers,
complexes et restrictifs, pousse les internautes à se tourner vers le
téléchargement P2P illégal (kazaa, bittorrent, etc.) En outre, la
responsabilisation des consommateurs s'en trouve favorisée. Comme avec
l'achat d'un CD: "Je le copie ou je le copie pas?..." (Nous n'évoquons
évidemment pas l'imposture de la copie légale pour des raisons de
"sauvegarde"!)"
Il serait intéressant d'avoir accès à vos sources afin de bien
comprendre les arguments qui vous permettent d'être aussi catégoriques.
Je suis personnellement contre les DRMs, mais il faut reconnaître
qu'elles ne sont pas si restrictives et complexes à utiliser. Elles
peuvent le devenir dès le moment où l'on veut faire une copie légale,
et ceci pour certaines. Je pense malgré tout, dans le doute, qu'une
protection par DRM a son intérêt tant que la preuve de leur inutilité
n'est pas effectivement avérée par des études strictes.
"Enfin, sachez que les musiciens et les mélomanes ont eu des réactions
qui ne relèvent pas de la même attitude que la vôtre: nous avons
enregistré en quelques semaines 285 musicens suisses supplémentaires
(au total 650) pour plus de 1800 nouveaux titres. 49 musiciens et
labels indépendants ont décidé de créer des mp3card, donc environ
22'500 titres distribués lors de la Fête de la musique. Couleur3,
MadeinMusic.com, Swisscom et Naville ont édité 100'000 mp3card
distribuées dans 400 points devente de Suisse romande soit 300'000 mp3.
Nous avons réédité 20'000 cartes distribuées lors de Paléo et d'autres
festivals. Plus de 3'000 nouveaux mélomanes ont répondu présent (total
26'000) en écoutant 138'000 titres en 3 mois..."
Merci pour ces chiffres. 285 musiciens pour 1800 titres, cela fait
environ 6.2 morceau par musicien, dont environ 6% ont décidé d'avoir
des MP3 cards (voulez-vous dire par là que se sont les musiciens qui
ont payé leurs propres morceaux, y compris les 50% qui vont dans la
poche de MadeInMusic et de Couleur3?). Le lien des musiciens avec
Swisscom et Naville reste aussi pour moi peu clair. Il semblerait aussi
que tous les musiciens locaux sur MadeInMusic.com se soient vus
proposer l'achat de celles-çi pour un prix de 99.- les 100. Je reste
évidemment à l'écoute si je me trompe.
Aussi, le total de 650 artistes suisses ne concerne à priori pas
uniquement l'initiative Couleur3, mais aussi les 4 ans d'activité de la
plateforme commerciale MadeInMusic. Ce qui correspondrait donc
jusqu'alors pour celle-çi à une popularité Suisse d'environ 91.25
musicien Suisse nouveau par an. Merci de faire la distinction, Couleur3
a donc permis a MadeInMusic d'engranger environ 3.12 ans de présence
locale. Mais bon, est-ce vraiment là le problème? Non, mais votre
mention reste intéressante.
"Pour conclure, quelques détails:
- Une redevance n'est pas impôt... Si vous restez chez vous et
n'utilisez pas les routes, vous payez un impôt pour le développement
des infrastructures, si vous ne possédez pas de radio, vous ne payez
pas de redevance...
- Le taux de diffusion de musiciens suisses sur Couleur 3 est d'environ 20%
- Comment pourrait-on refiler la "corvée" de diffuser des musiciens
suisses à MadeinMusic.com alors que ce n'est pas une radio?...
- Belle campagne de pub, effectivement, mais aussi pour Couleur 3 et avant tout pour soutenir les musiciens suisses."
-La redevance l'est pour un service public. Non?
-Pourrions-nous connaître le pourcentage d'indépendants dans les 20% de
musiciens suisses diffusés sur votre antenne? Ce sont eux dont nous
parlons.
-Parce que lorsqu'on clique sur le lien 'Couleur mp3' présent sur
toutes les pages de couleur3.ch, on arrive directement sur une page
MadeInMusic.com ( http://www.madeinmusic.com/3/index ) . Parce
que Couleur3 s'est targuée par voie de presse d'une première Suisse, le
podcasting, avec son 'son du jour' à télécharger (
http://www.couleur3.ch/fr/rsr.html?siteSect=4002 ).
-Tout travail se doit d'avoir des satisfactions.
"Enfin, il serait bon de préciser à votre public que vous êtes un
collaborateur du site musical poinch.ch, ce qui expliquera mieux vos
remarques."
Merci de le remarquer. Je suis non seulement collaborateur de
Poinch.ch, site musical sans but lucratif et dont le but n'est pas de
distribuer la musique, mais de parler des musiciens locaux, mais aussi
un de ses fondateurs. Poinch.ch n'est ni un site de distribution
musicale, ni une chaîne radiophonique. Mon activité professionnelle et
mes autres activités ne me permettent d'y avoir malheureusement plus
qu'une activité très sporadique, et ceci depuis 3 ans. Mes collègues
plus impliqués et les musiciens 'poinchés' apprécieront sûrement votre
insinuation. Je reste évidemment, en tant que musicien indépendant,
très sensible aux thématiques liées à la promotion des musiciens locaux.
Cet article a été écrit dans le cadre d'articles pour
PaysRomand.ch et non pour Poinch.ch. Il serait d'ailleurs
intéressant d'analyser ce dernier, projet qui j'en suis conscient
intègre lui aussi de nombreuses lacunes, mais ce n'est pas le sujet ici.
"Nous regrettons vivement le ton de votre message, cherchant la
polémique alors que les initiatives, en Suisse, en faveur de la scène
musicale indépendante ne sont pas légions."
Le ton des articles se veut ouvertement polémique. Désolé si vous le
prenez mal. Le but est d'engendrer un débat sur des thèmes qui nous
sont personnellement chers. Nous ne revendiquons pas ici l'objectivité
ou la vérité absolue. Je pense que le fond d'une initiative se peut
d'être discutée quelle que soit sa rareté. De plus, les initiatives en
faveur de la scène musicale indépendante sont légions en Suisse,
malheureusement pas assez dans le paysage médiatique télévisuel et
radiophonique. De plus, je pense que votre projet se doit de pouvoir se
défendre tout seul, nos lecteurs sont suffisamment intelligent pour
juger vos propos et votre action.
"Bien à vous.
Pascal Bernheim / rsr.multimédia
Jean-Luc Lehmann / Couleur 3
Bernard Barut / MadeinMusic.com"
En vous remerciant encore de votre réponse extensive, que nous
apprécions à sa juste valeur. Ce n'est cependant pas parceque Couleur3
reste l'une des meilleures radios actuelles qu'elle est exemptable de
critiques. Et heureusement, nous non plus.
Il est clair qu'une action de ce type vaudra toujours mieux qu'aucune action, mais ces conditions restent discutables.
Ce sera avec plaisir que nous invitons d'autres acteurs, mélomanes,
musiciens, associations, fondations, ... à nous envoyer leur
commentaires y relatifs. Nous serons heureux d'en publier quel que soit
leur penchant. Etant donné le statut du musicien indépendant en Suisse
Romande, il reste essentiel qu'un débat ait lieu, j'espère que ces
précédentes lignes y participeront de façon constructive.
C'est la rentrée, alors un peu de tonus nous ferait le plus grand bien n'est-il pas?
Pour commencer, un article rétroactif que je n'ai pu écrire plus tôt
car oui, je fus en vacances. Mais je ne pouvais passer à côté, alors je
vous le livre et faites comme si c'était hier, d'accord. De toute
manière, ça risque bien d'arriver encore demain alors....
Donc, ce mois de juillet 2005
était parfait, le farniente en ligne de mire, les doigts de pieds qui
commencent déjà à se décrisper, le coeur ralentit sa cadence, le stress
commence à se faire du mouron...parfait je vous dis! Et là, pof,
Londres, boum, bombes, métros, bus, des victimes, de la peur, de la
colère...y a mieux comme situation, croyez-moi.
Le lendemain midi, c'est la graille avec les collègue au resto du coin.
Endroit sympa où l'on fait les pizzas comme je les aime, bonnes. Je me
commande ma capricieuse, sans câpres, d'aucun dirait que ça devient, du
coup, une "icieuse". Le bijou arrive, je m'empare de ma fourchette, de
mon couteau (ou l'inverse, pour les gauchers), je plante, je coupe,
j'amène le tout à ma bouche ouverte et là, mes yeux décident de
regarder sur la droite. Sur la table voisine est posé un objet en
papier avec de fortes couleurs; un truc fait pour chopper l'oeil même
s'il ne veut pas: le vilain petit canard orange, le truc qu'on lit oui
mais non, le bidule qui dit que dedans c'est du sérieux mais en fait,
non. Pas France Soir, non. Vous enlevez France et vous prenez plus tôt
que le soir et le tout est un journal. Enfin...un journal...ça reste à
prouver...
La une de ce...machin est constituée d'une photo plus que gros plan
d'un pauvre bonhomme anglais plus que salement amoché par les éclats
d'une de ces plus que maudites bombes. En gros plan, oui. Avec les couleurs
forcées comme toujours...je vous l'ai déjà expliqué, c'est un truc! Un
peu comme les pentes douces dans les supermarchés pour inciter le pas
dans tel ou tel rayon...
La légende de cette oeuvre d'art, un truc genre:" John B., banquier, se rendait à son travail aujourd'hui..."
Aaaah bravo!
Je peux vous dire que mes camarades de table ont eu droit à ma petite
colère; ils m'ont juste gâché le repas avec leur sensationnalisme de
bistrot!! Bien vu, vraiment! Le parallèle entre la photo et mon repas
était réellement saisissant! Ils le savent, ces pirates de l'âme, qu'il
sont surtout lus dans les bistrots et resto, le matin et à midi,
ils-le-savent! Mais malgré ça..." pour la couv' de d'main j'veux un
truc bien choc, j'veux du sang, d'la blessure, j'veux qu'les gens
i's'disent ooooh quelle horreur! pauvre John B.!!"
...et les gens qui continuent de se jeter sur ce "juste recueil d'informations"...bêêêê.
Au nom de mon estomac et de moi-même, je tiens à remercier publiquement
le vilain petit canard orange et à l'inciter à aller encore plus de
l'avant dans la recherche de la vérité vraie de l'information juste qui
dit des trucs importants.
Mais si un jour ils parviennent à me faire remonter le repas le long de
mon oesophage fatigué, je saurai où déposer mon déjeuner, dussé-je me
retenir de Genève à Lausanne...
les petites annonces gratuites (les annonCHes) avec plus de 5000 annonces archivées sont de retour, n'en ratez pas! première Suisse: sur votre Palm et votre PocketPC ou SmartPhone pour les lire tranquille dans le bus, le train, ou ailleurs!
plein de petites recettes sympa, des adresses resto Suisses et dans le monde pour les palais suisses sur le Web et le Palm dans la poche toujours avec vous!